La dépression serait-elle génétique ?

25 août 2016 • SantéAucun commentaire

La dépression serait-elle génétique ?

La dépression est un phénomène qui touche de plus en plus de personnes. Les facteurs environnementaux et les divers problèmes du quotidien sont à l’origine de ce mal psychologique. Cependant, une étude américaine vient de démontrer que la génétique tient également un rôle dans l’apparition de la dépression. En effet, ces chercheurs ont constaté 17 facteurs génétiques qui ont un lien potentiel avec la dépression. Avec cette nouvelle découverte, il serait plus facile de comprendre cette maladie, et de trouver un traitement adéquat.

Les caractéristiques de cette étude

Cette étude américaine a été publiée dans la revue « Nature Genetics », et démontre les hypothèses concernant l’inscription d’une vulnérabilité à la dépression dans l’ADN. Pour en venir à ces résultats, ces chercheurs ont utilisé les données de la société américaine 23andMe, qui est connue pour la vente de tests ADN aux particuliers. Cette étude a recensé 17 variations génétiques qui seraient à l’origine de ce fléau. Selon ces chercheurs, ce cas de figure est propre à la population européenne.

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En effet, les Européens présentent des mutations génétiques qui augmentent le risque de trouble dépressif majeur. Ces résultats sont issus d’une expérimentation sur 121 000 personnes, qui ont déclaré avoir été sujettes à cette maladie, et 338 000 personnes qui n’ont eu aucun antécédent. Selon le docteur Roy Perlis, un des auteurs de l’étude, et psychiatre au Massachusetts General Hospital et professeur associé à la Harvard Medical School, « trouver des gènes associés à la dépression devrait aider à dire clairement qu’il s’agit d’une maladie du cerveau ».

Un fléau qui touche des millions de gens

Les suppositions concernant le lien entre la dépression et la génétique ne sont pas récentes. Mais cette étude vient de prouver ces affirmations, et peut aider le domaine médical à trouver un traitement adapté. Il est dit que la population européenne est celle qui est la plus encline à contracter cette maladie. Selon l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), plus de 3 millions de Français de 15 à 75 ans sont atteint par la dépression, et ce fléau touche plus les femmes que les hommes. La dépression peut être issue des problèmes environnementaux et cérébraux, et les symptômes de cette maladie sont la tristesse, des troubles du sommeil ou d’appétit, la perte de plaisir, une fatigue constante, le manque de concentration, une faible estime de soi et des sentiments de culpabilité.

Un algorithme pour identifier des dépressifs sur instagram

En analysant les comptes Instagram, de plusieurs personnes, deux chercheurs américains ont pu dépister des signes de dépression. Pour cela, ils ont développé un algorithme inédit qui permet de détecter ce trouble mental, avec un taux de réussite de 70 %. Pour leur étude, Andrew G. Reece de l’université d’Harvard et Christopher M. Danforth de celle de Vermont ont suivi 166 volontaires. L’algorithme de ces deux chercheurs ont analysé 43 960 photos personnelles avec  des résultats assez intéressants. En effet, quelques images ont présenté des « marqueurs prédictifs » fréquents chez les actuels dépressifs.

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Ces marqueurs se présentent sous les formes de photos aux teintes plus froides, une faible luminosité, et des couleurs ternes. Ce qui est étonnant, c’est que les sujets dépressifs ont tendance à utiliser le filtre Inkwell (photo en noir et blanc). Contrairement aux personnes non-dépressives qui utilisent souvent le filtre Valencia, qui comprend des couleurs plus chaudes. Les photos de ces malades présentent également moins de partage sur les réseaux sociaux, et moins de « like ».

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